


• ARTHROSE DU CHIEN
• ARTHROSE DU CHAT
• ARTHROSE DU CHEVAL
1° ARTHROSE DU CHIEN ET DU CHAT
Définition
C’est une maladie des articulations très fréquente chez le chien et le chat quel que soit son âge.
Elle se manifeste par la destruction progressive du cartilage articulaire. Celui-ci recouvre les extrémités des os au niveau des articulations et permet d'amortir les chocs un peu comme un coussin. Avec le temps on assiste ensuite la formation de tissu osseux anormal en périphérie de l'articulation : ce sont les « ostéophytes », l’articulation se déforme.
L'arthrose se traduit par de la douleur et à long terme par de la difficulté à se déplacer. Les articulations perdent leur souplesse et les mouvements sont difficiles. L'arthrose est l'évolution systématique d'une articulation qui souffre ou qui vieillit.
Les différents types d'arthrose
L'arthrose primitive est l'arthrose qui touche le chien âgé. Elle est dûe à l'usure des articulations. Plus l'animal vieillit, moins le cartilage se répare facilement. Dans certains cas graves, le cartilage disparaît peu à peu. Dans cette arthrose due au vieillissement, plusieurs articulations sont généralement atteintes en même temps.
Des recherches ont etablit la relation entre le vieillissement et la baisse très importante du taux de Silicium dans les tissus.
L'arthrose secondaire se développe sur une articulation qui fonctionne mal. C'est le cas lorsqu'une articulation est mal formée donc instable, par exemple dans la dysplasie de la hanche des chiens de grande race. De même lorsqu'une articulation a été le siège d'une fracture ou d’un traumatisme, le risque d'apparition d'arthrose à ce niveau est plus élevé.
Lesions
Le cartilage qui recouvre les surfaces des os au niveau des articulations se détruit progressivement. Le rôle d'amortisseur des chocs de ce cartilage va disparaître. C'est pour cette raison que les mouvements deviennent douloureux. Comme l'animal souffre lorsqu'il mobilise son articulation malade, il va éviter de faire des mouvements qui mettent en jeu cette articulation. Les muscles vont alors s'atrophier: on parle souvent de "fonte" musculaire.
L'articulation peut aussi se déformer du fait d'un dépôt d'os anormal et d'un épaississement de la capsule articulaire.
Symptômes
Elle peut toucher une ou plusieurs articulations d'un même chien, l'arthrose touche surtout les articulations qui soutiennent le corps: les hanches, les grasset, les épaules et les coudes mais aussi les vertèbres lombaires, surtout chez les chiens « bassets »
Au début le chien va refuser progressivement de sauter, de faire de l'exercice, de courir.
L'animal va éviter de s'appuyer sur le membre malade et il va reporter cet appui sur les autres membres. Il peut alors boiter.
La démarche du chien arthrosique est raide après une période de repos, lors du relever de la position assise ou couchée. On parle de "douleur à froid ". Le chien ressent une douleur chronique au niveau des articulations atteintes, cette douleur s’améliore à chaud puis réapparaît avec la fatigue
A un stade plus avancé le chien gémit lors de certains mouvements. Un vieux chien qui souffre d'arthrose, même s'il est gentil au départ, peut mordre lorsqu'on le bouscule ou qu'on manipule ses articulations douloureuses.
Les symptômes s'aggravent quand il fait froid, quand le temps change brutalement ou après un effort physique intense. Le chien présente alors des crises "aigues" très douloureuses avec une boiterie importante.
Dans les cas d'arthrose très ancienne le stade ultime se caractérise par le blocage de l'articulation (ankylose). Cela permet de réduire la douleur mais certains mouvements ne sont plus possibles.
Diagnostic
Pour diagnostiquer l'arthrose chez un chien, un examen approfondi de l'animal est nécessaire. Les articulations seront manipulées l'une après l'autre. Cet examen est parfois douloureux pour l'animal. Des radiographies sont souvent indispensables, mais elles peuvent très bien ne rien montrer dans les phases débutantes .
Le vétérinaire pourra à l'aide de l'examen clinique et des radiographies juger de la gravité de l'arthrose et proposer le traitement adéquat.
Traitement
Le traitement classique a pour but de soulager l'animal car il n’est pas en mesure de faire régresser les lésions et de ce fait l'arthrose ne disparaît pas.. Le traitement médical est basé sur l'administration d'anti-inflammatoires, qui ne sont pas dénués d’effets secondaires surtout administrés sur une longue période.
Ils peuvent être avantageusement remplacés par de l’Harpagophytum, une plante bien connue et dénuée d’effets secondaires.
Il est conseillé également de faire faire au chien un exercice quotidien modéré afin de lui conserver une certaine musculature.
Le plus efficace sur le long terme est l’administration de protecteurs du cartilage articulaire surtout administrés précocement . Ces substances, appelés aussi chondro-protecteurs, sont la Chondroitine et la glucosamine qui sont de la famille des Glucosaminoglycanes (GAG): ce sont en fait des silico proteïnes et elles agissent par leur apport de silicium biodisponible et qui sont obtenusen général à partir d'organismes marins.
L’administration de silicium organique à doses importantes est en mesure non seulement de stopper l’évolution mais d’induire une réparation tissulaire des cartilages lésés : cette possibilité de réparation est d’autant plus efficace qu’on interviendra au début de l’évolution
Il existe aussi des injections d'acides gras qui ont des effets très bénéfiques (ARA 3000 beta), ainsi que la consommation d’omega 3 que l’on trouve en particulier dans la moule verte de Nouvelle Zelande (Perna Canaliculus).
La fonte des muscles(amyotrophie) liée à la douleur et au fait que l'animal se deplace moins aggrave l'arthrose et l'administration de produits comme la DHEA qui ont un effet anabolisant permet d'ameliorer considerablement l'état général de l'animal.
Quand l'arthrose atteint le stade ultime de l’ankylose, la seule possibilité, mais elle ne concerne que certaines articulations, est d'avoir recours à une arthrodèse, c'est-à-dire un blocage chirurgical de l'articulation qui s'accompagne de la disparition de la douleur.
Chez certains chiens, il est important de rechercher précocement les anomalies articulaires qui favorisent le développement de l'arthrose. C'est le cas dans la dysplasie de la hanche qui touche certaines grandes races (le labrador, le golden ou encore le rottweiller). Les articulations mal formées peuvent faire l'objet d'une correction chirurgicale pour limiter les dégradations ultérieures.
Il est aussi bénéfique pour un chien arthrosique de ne pas être trop lourd. Une surcharge pondérale va accélérer "l'usure" des articulations et il faut donc veiller à nourrir correctement votre chien. Souvent le chien âgé bouge moins donc grossit et les risques d'aggravation de l'arthrose augmentent.
On peut donc associer au traitement médical de l'arthrose un régime afin que les articulations déjà fragiles n'aient pas à supporter un poids trop important.
• Définition :
L'arthrose touche aussi le cheval, c'est une dégénérescence de l'articulation tout entière. Une articulation est l’interface de 3 éléments au moins : deux os recouverts à leur extrémité et le cartilage qui par sa souplesse assure l’amortissement des chocs, l’ensemble s'articulant l'un par rapport à l'autre. Entre ces 2 os se trouvent la synovie, liquide lubrifiant qui facilite les mouvements, contenue par une membrane synoviale, et entourée par une capsule articulaire. Des ligaments, que l'on dit collatéraux, maintiennent le tout en place.
• Le cartilage est formé de cellules, les chondrocytes, et de fibres de collagène. Le collagène est une glycoprotéine de structure très riche en Silicium qui lui donne toutes ses caractéristiques mécaniques . Le collagène constitue le cartilage et assure l'élasticité et la résistance aux chocs alors que les cellules retiennent l'eau, assurent la nutrition et la réparation. Le cartilage cicatrise très lentement lorsqu'il est blessé, et retrouve difficilement ses anciennes propriétés, il ne contient pas de nerfs. Par contre la surface de l'os qui est en contact avec le cartilage est innervée et peut devenir douloureuse si le cartilage n'assure plus son rôle de protection. La synovie, quant à elle, sert d'échangeur entre le cartilage et le corps (apports nutritifs et élimination des déchets) et la lubrification : son constituant essentiel, l’acide hyaluronique est la glycoprotéine corporelle la plus riche en silicium.
• L'arthrose peut avoir plusieurs causes, et toutes les articulations sont susceptibles d'être touchées. L'arthrose chez le cheval n'est pas une maladie réservée aux sujets d'un certain âge, au contraire, de jeunes purs-sangs peuvent développer une arthrose surtout au niveau du dos, en réponse à un entraînement intensif et des fautes d’élevage et d’alimentation. Les causes de l'arthrose sont mal connues, mais la maladie prend toujours la même forme. D'abord, il y a dégradation du cartilage, puis inflammation de la membrane synoviale et ensuite remodelage progressif de la surface de l'os. La dégradation du cartilage est le début d'une réaction en chaîne car elle produit des agents qui vont créer une inflammation dans la membrane synoviale, qui à son tour va produire des agents chimiques qui vont dégrader le cartilage... et ainsi de suite. Le traitement médical n'est pas toujours suffisant pour briser ce cercle vicieux.
• Il existe 2 types d'arthroses : un primaire et un secondaire.
o l'arthrose primaire : qui s'installe chez les chevaux âgés et dont on ne connaît mal les causes, mais il semblerait que les carence en silicium tiennent un grand rôle.
o l'arthrose secondaire : qui est due à des efforts violents sur une articulation saine ou des efforts normaux demandés à une articulation fragilisée par des carences ou par une mauvaise conformation anatomique (défauts d’aplombs par exemple).Les efforts violents peuvent être de nature variée : surcharges de travail, chocs, entorses, défauts d'aplombs, faiblesses articulaires, travail asymétrique.... Il est difficile de repérer les premiers signes d'une arthrose, on pourra remarquer une raideur en début de travail, une boiterie soudaine ou intermittente, des allures étriquées ou une baisse des performances.
Pour connaître les articulations touchées, une radiographie et une échographie seront nécessaires. Des signes extérieurs peuvent toutefois guider le diagnostic : présence de tares dures (éparvins ou formes), dos peu musclé par rapport au corps du cheval. L'inflammation (distension synoviale) est visible sur l'articulation dont les contours sont moins nets (molettes et vessigons, épaississement des tissus).
L'arthrose peut évoluer en comprenant des phases de rémission et des crises aiguës.
Lorsque le diagnostic d'arthrose est révélé par radiographie, il est bon de s'assurer qu'il n'existe pas d'autre foyer où la maladie ne se serait pas encore manifestée par des signes visibles. L'échographie peut détecter des inflammations chroniques et des altérations du cartilage même minimes, alors que la radiographie est utilisée sur des arthroses déjà bien avancées. Par contre, la radiographie est plus rapide et permet de réaliser un bilan complet. Les deux techniques sont donc complémentaires. Il n'existe pas de traitements qui pourraient traiter les causes de cette maladie. A l'heure actuelle, il n'existe que des traitements qui limitent la douleur et l'auto-aggravation.
o traitements hygiéniques et préventif : le cheval doit être monté tous les jours sur de bons terrains (carrière de sable) et être longuement échauffé au pas qui est une allure bénéfique. Il ne sera pas trop longé ou mis en liberté. Son alimentation sera surveillée pour lui éviter de prendre du poids (qui pourrait faire souffrir ses articulations malades).
Dans le cas d'une arthrose du dos, le galop est conseillé plutôt que le trot, car c'est une allure plus souple. Enfin, les soins après le travail sont importants (douches et bandages). En cas de crise aiguë, une diminution de l'activité est recommandée.
En ce qui concerne les traitements préventifs, ils visent à déceler une déviation des membres chez le poulain et à y remédier (chirurgie, ferrure adaptée, contention). Si le cheval est plus âgé, la ferrure doit être adaptée (plaque de cuir) pour réduire les chocs et favoriser le roulement du pied sur le sol (les fers trop garnis en pince et mamelle seront bannis).
traitements médicaux : ils ont pour but de réduire la douleur et l'inflammation. Ensuite, ils visent à protéger le cartilage et à assurer sa cicatrisation.
Le choix du traitement dépend de l'état du cheval : nombre d'articulations atteintes, intensité de la douleur. Les traitements médicaux sont administrés en cas de crise aiguë, mais ils présentent des inconvénients (toxicité des corticoïdes et des anti inflammatoires, contrôle anti-dopage...).
On utilise aussi de plus en plus le Tildren, excellent traitement a faire en perfusion intraveineuse mais solution lourde et onéreuse. C’est pour cela que l’on a de plus en plus recours aux médecines naturelles : phytothérapie (en particulier l’Harpagophytum), chondroïtine et glucosamine (qui sont en fait des silicoproteines !)et surtout le Silicium organique qui est en mesure de reconstituer le cartilage dans la mesure où il n’est pas trop touché, et d'agir sur la structure des os : voir ci dessous les études faites aux USA sur ce sujet.
o traitements chirurgicaux : il s'agit des lavages articulaires, et en dernier recours de l'immobilisation articulaire.
Les lavages articulaires consistent à infuser l'articulation avec des solutés qui lavent le liquide synovial avec des molécules proches de l’acide hyaluronique de la synovie et limitent la pression dans l'articulation.
Quant à l'immobilisation articulaire (appelée arthrodèse), l'articulation est immobilisée avec des plaques comme pour une fracture. Cette intervention est le dernier recours pour des cas extrêmes.
Comme il n'y a pas de traitement definitif, un cheval atteint d'arthrose se vit au jour le jour, en tenant compte de son état présent. La recherche des mécanismes de l'arthrose chez le cheval est indispensable pour espérer obtenir un traitement efficace.
Seule la prévention est aujourd'hui valable pour retarder l'évolution de la maladie et le Silicium joue certainement un rôle essentiel.
Pour les chevaux destinés à la haute compétition, les traitements préventifs peuvent se révéler inefficaces, mais sur des chevaux destinés à l'élevage, ils peuvent leur donner une chance de vivre normalement.
Etude scientifique du rôle du silicium chez le cheval et de son intérêt pour la prevention des problèmes osteoarticulaires :
Le Silicium est l’élément le plus abondant sur la Terre après l’oxygène (27,6%). Le Silicium est l’un des douze éléments majeurs de la composition élémentaire des organismes. Il est également l’élément minéral que l’on trouve à l’état de trace dans les aliments mais qui se rencontre abondamment dans la nature. C’est le principal composant de beaucoup de minéraux : il est présent dans l’argile, le sable, les rochers et autres sols sous forme de silicate.
Le Silicium joue un rôle important dans la croissance des os puisqu’il est impliqué dans le processus de construction osseuse, il intervient également dans le fonctionnement de la peau, des tissus conjonctifs et dans celui de bon nombre d’organes majeurs.
Les os sont des entités « dynamiques », constamment en transformation. Au cours de la vie d’un cheval, les os sont en perpétuel remaniement : au cours de la phase de croissance, ils grandissent et se modèlent pour prendre la forme et la composition que l’on connaît chez le cheval adulte. Puis, une fois la croissance terminée, ils s’adaptent en permanence en subissant des remodelages en fonction des contraintes mécaniques qui leurs sont imposées. Plus l’os est sollicité plus il se renforce et se densifie, à l’inverse, quand un cheval est mis au repos sur une longue période, ce processus se renverse et les os deviennent moins denses.
Plusieurs publications américaines reconnaissent les effets bénéfiques d’une complémentation alimentaire en silicium assimilable : Journal of Equine Veterinary Science et Journal of Animal Science suite à des études conduites au Texas A & M University et Michigan State University. Ces publications indiquent que le supplément en silicium étudié contribue à augmenter la densité des os des chevaux.
Il semblerait également que les chevaux ainsi supplémentés aient moins de blessures de type athlétiques causées par l’entraînement intensif. Ces publications indiquent également que les juments qui prennent le supplément en question transmettent le silicium ingéré à leur poulain par leur lait. Aucun effet biologique néfaste n’a été mentionné.
D’autres études et publications, généralement anglo-saxones, abondent en ce sens.
Le problème majeur que l’on rencontre avec le Silicium est qu’il n’est pas facilement assimilable par l’organisme. La bio-disponibilité (sous forme d’acide silicique) est très réduite car la solubilité de l’acide silicique dans l’eau est très faible (2,0mM à 25°) et lorsque la concentration d’acide silicique excède 2,0 mM, la solution polymérise alors en gel colloïde de Silicium et devient inassimilable. Comme les plantes assimilent des quantités minimes de silicium du sol, les aliments riches en grains non raffinés et l’alimentation « complète », comme le son de froment et l’avoine, sont des bonnes sources de Silicium. Toutefois, sa résorption à partir des apports alimentaires est très faible. La revue Modern Nutrition in Health and Disease rapporte que 97% du Silicium alimentaire provenant de repas riches en fibres ne sont pas absorbés. Selon le Dr Dirk Vanden Berghe, un chercheur belge qui étudie le Silicium, son absorption est liée à sa solubilité : plus elle est grande, meilleure est l’absorption.
En effet, l’organisme assimile le Silicium sous sa forme soluble d’acide orthosilicique qui est produite en petite quantité dans l’estomac à partir du Silicium alimentaire.
A ce jour les scientifiques ont démontré l’effet bénéfique du silicium et actuellement il y a de nombreuses études en cours en Europe et USA pour pouvoir déterminer avec encore plus de précision l’intérêt d’un supplément en Silicium chez le cheval. Lors de la prochaine Conférence Internationale à Fontainebleau (7th ICEEP : entre le 26 et 31 août 2006), les chercheurs parleront des effets bénéfiques du Silicium, suite aux tests effectués à l’Université de Michigan (USA).
Sources :
